SANTE – L’aspartame, édulcorant intense, était dans la ligne de mire de nombreux médecins concernant les risques potentiels pour les femmes enceintes qui consomment des boissons dites « light » durant leur grossesse. L’agence française de sécurité de l’alimentation (Anses) a publié un rapport qui indique que les édulcorants ne favorisent pas les accouchements prématurés.

Selon ce rapport de l’agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) confirmant un premier avis rendu en février 2011, l’aspartame ne présente aucun risque avéré pour les femmes enceintes mais également «aucun intérêt nutritionnel» ! Ce focus sur le rapport en aspartame et grossesse intervient dans le cadre d’une évaluation globale «des risques et bénéfices nutritionnels de l’ensemble des édulcorants intenses».

Il faut cependant prendre avec des pincettes les résultats de l’étude de L’Anses car l’étude a indiqué que «les données disponibles ne permettent pas de conclure à un effet préjudiciable des édulcorants intenses pendant la grossesse, que ce soit sur la santé de la mère, les paramètres obstétricaux, ou la santé du nouveau-né». En effet, certaines études ne vont pas dans le même sens…

C’est le cas d’une étude danoise réalisée par Thorhallur Halldorsson (Statens Serum Institut de Copenhague) sur près de 60.000 Danoises enceintes et publiée fin 2010 dans l’American Journal of Clinical Nutritionqui, qui a constaté une relation dose-effet entre la consommation de boissons édulcorées et le risque d’accouchement prématuré. Selon cette étude qui sonne l’alerte sur la consommation de boissons sucrées « light », la consommation de boisson gazeuse contenant un édulcorant augmente en moyenne de 38% le risque d’un accouchement prématuré, allant de 27% pour un verre par jour à plus de 78% pour 4 verres lors d’une grossesse !

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