Bisphénol A. Développement de substituts pour remplacer le BPA ?

SANTE – Depuis plusieurs mois, le Bisphénol A (BPA) est l’une des principales molécules montrée du doigt comme perturbateur endocrinien. En effet, l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) a effectué de nombreux rapports montrant des «effets avérés du bisphénol A chez l’animal et suspectés chez l’homme (fertilité féminine, problèmes cardio-vasculaires et diabète) même à de faibles niveaux».

Quelques semaines plus tard, l’Académie de médecine démontrait via une étude scientifique qu’il existe un lien entre l’augmentation depuis trente ans des cancers dits hormonodépendants et l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Et le Bisphénol A (BPA) faisait partie de cette liste ce qui a poussé le gouvernement à réagir car le bisphénol A, suspecté d’induire des effets hormonaux chez l’homme et d’agir négativement sur la fertilité est présent dans un grand nombre d’objets d’usage quotidien.

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Si le premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est proclamé «pour l’interdiction du bisphénol A», cette mesure semblait difficile à appliquer car selon des médecins spécialisés «une interdiction radicale paraît irréalisable tant que nous ne disposons pas de produits de remplacement ayant fait la preuve de leur efficacité et de leur innocuité».

Et ce produit de remplacement au Bisphénol A pourrait voir le jour rapidement grâce à des recherches scientifiques réalisées par une équipe de l’Inserm et publiée dans les PNAS : «Sur la dizaine qui a été examinée, le bisphénol S serait le moins dangereux», souligne Patrick Balaguer, directeur de recherche Inserm. Et si le Bisphénol S remplaçait petit à petit le Bisphénol A (BPA) ?

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