Régime. Vers un vaccin contre l’obésité ?

OBESITE – L’obésité est un défi majeur de santé publique des années à venir. Des chercheurs américains ont publié des travaux dans le Journal of Animal Science and Biotechnology concernant un vaccin qui a permis de réduire la prise de poids de souris obèses en agissant sur l’hormone de croissance. Une véritable  découverte scientifique !

Afin de lutter contre l’épidémie mondiale d’obésité (plus de 30% des américains sont en surpoids), le chercheur Keith Haffer, président de la société BraaschBiotech basée dans le Dakota du Sud (Etats-Unis) a travaillé sur l’hormone de croissance et une protéine (IGF-1) afin d’accélérer le métabolisme et donc la consommation de calories, provoquant la perte de poids.

Ayant réalisé de nombreux tests concluants sur les souris, les chercheurs ont du injecté une forme modifiée de la molécule somatostatine afin de permettre à l’hormone de croissance d’avoir une action positive sur le métabolisme des souris pour ainsi perdre du poids. Quatre jours après la première injection, les souris vaccinées, qui continuaient à recevoir une alimentation très riche, ont perdu 10% de leur masse corporelle, tandis que le poids des rongeurs témoins, soumis au même régime, n’avait pas diminué.

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Il s’agit d’une découverte importante dans la lutte contre l’obésité et l’arrêt des régimes ! Pour Keith Haffer, «cette étude montre qu’il est possible de traiter l’obésité par la vaccination. De plus amples recherches sont nécessaires pour étudier les effets à long terme de ce vaccin, mais cela permettrait aux professionnels de santé de disposer d’une méthode non chirurgicale et non médicamenteuse contre l’épidémie de surpoids Mais pour d’autres chercheurs, comme le Pr Sébastien Czernikow, chef du service de nutrition à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, il faut resté plus mesuré : «Sur le plan de l’efficacité du traitement, l’étude met en avant une différence de seulement quelques grammes entre les souris vaccinées et le groupe placebo: est-ce suffisant au regard de la marge d’erreur possible? Par ailleurs, ces recherches ne mentionnent pas de mesure de la glycémie (taux de sucre dans le sang) chez les souris traitées – or on sait que l’hormone de croissance peut la faire augmenter, avec un risque de diabète potentiel. Enfin, et c’est le principal, les souris traitées ont quand même gagné du poids in fine, même si c’est en proportion moindre»

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