Il s’agissait dans un premier temps d’une étude anodine à paraitre dans la revue spécialisée Alcoholism: Clinical and Experimental Research mais les résultats scientifiques sont étonnants ! Les tatoués et les percés auraient une consommation d’alcool beaucoup plus important que le reste de la population ! Décryptage.

Nicolas Guéguen, chercheur en psychologie sociale à l’université de Bretagne-Sud nous explique la démarche et les conclusions. Près de 2000 jeunes gens (1.081 hommes et 884 femmes), âgés de 20 ans en moyenne, ont accepté de souffler dans un Alcotest à la sortie d’une discothèque un samedi soir. Les résultats sont sans appel pour le chercheur : «Nous avons constaté que ceux qui portaient un piercing ou avaient un tatouage sur le corps avaient bu plus d’alcool que les autres».

Mais l’étude sur les tatouages et les piercings démontrent également que les tatoués et les percés ont une plus fâcheuse tendance à avoir des conduites à risques, comme une consommation de tabac et de cannabis ou des relations sexuelles non protégées. En France, 1 français sur 10 est concerné mais la génération des 18-24 a tendance a plus s’orienter vers ces décorations corporelles, comme le précise une étude affirmant qu’un quart des jeunes souhaiterait porter un tatouage ou un piercing.

Pour Nicolas Guéguen, ces signes extérieurs sont une bonne façon de décrypter des comportements à risque pour les parents même s’il ne fait pas stéréotyper la pratique du tatouage ou du piercing : « C’est la première fois que nous trouvons une relation entre tatouages, piercings et consommation d’alcool en France ».

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